Le par terre craquait sous les fracas des grêlons.
La chaleur, c'était bon pour les beaux mois d'été. Et l'hiver était neutre, c'était la mort à chaque coup de vent. Leurs longues barbes blanches ne dessinaient plus que des immondices grelottantes. Le regard des passants expire. Les paquets débordent le long de ces corps d'ombre lugubre, et scintillante à la fois. Pas un sourire, pas un bonjour-au revoir, Rien, le néant. Et plus les jours passent, plus leur mort approche. La soucoupe qui leur sert de besoin vitale se retrouve balayée dans les chaussures vernis des passants. J'ai vu leurs yeux bleus demander pardon. Pardon d'avoir tout perdu, et de n'avoir rien demandé. Ils sont là, à chaque coin de rue, sans rien. Ils sont la, ils sont en couple, parfois. La femme lui parle " qu'as tu fais de ton enfant ? ". Il est probable que cet homme était déjà mort. Sous le froid, ils ne durent pas, ils s'éteignent, petit à petit. Ce sont les hommes et les femmes du ' je ne vis déjà plus ', donnez-moi vos centimes. Ce sont ceux qui nous répugnent, ceux qui nous évoquent la pitié, peut-être étaient-ils comme nous ? Avant de devenir les " donnez-moi vos centimes "...
Laissez tomber un paquet dans leur soucoupe.
" un clochard le long des champs Elysée. "